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 Apprendre le monde de la magie, un hibou à la fois

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Elisabeth Charron
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MessageSujet: Apprendre le monde de la magie, un hibou à la fois   Ven 30 Mai 2014, 21:51

Elisabeth Charron ne possède pas d’Hiboux. En fait, ses parents n’ont jamais voulu lui acheter un animal, lorsqu’elle était gamine, parce qu’ils ne voulaient pas s’en occuper. Enfin si, elle a déjà reçu un poisson rouge, une fois, mais il n’a pas vécu bien longtemps. Elle n’a donc jamais pu profiter de la compagnie des bêtes à poils et à plumes. Quand elle magasinait pour ses articles scolaires, la gamine s’y était essayée une nouvelle fois, puisqu’il était écrit sur sa liste d’articles qu’elle pouvait posséder un animal domestique. Mais rien à faire, ses parents ne lui offrirent même pas un hibou pour le courrier, malgré qu’elle leur ait expliqué qu’il ne serait pas possible de communiquer par courrier traditionnel… Ni par courrier électronique.

La gamine grimpa donc la haute tour menant à l’abri des volatiles-postiers, en s’arrêtant à plusieurs reprises lors de sa montée pour reprendre son souffle. Cheveux-de-feu n’était pas l’enfant la plus sportive et en forme de cet école, et monter les escaliers la faisait toujours rager. Mais bon, ce matin-là, au petit-déjeuner, un hibou lui avait amené une carte de ses parents, et elle devait leur envoyer sa réponse.

Face-de-rouille avait bien de la difficulté a s’intégrer dans sa nouvelle école, dans ce nouveau monde, et à se faire des amis. Elle avait toujours l’air un peu ridicule, et pas le genre de fille populaire avec qui on souhaite être amis, alors elle n’osait pas approcher trop les gens, de peur qu’ils se moquent d’elle si elle essayait d’être sociable. Qui voudrait être amie avec une telle tache orange, donc la chevelure ressemble plus à un nid pour oiseaux daltoniens qu’à une réelle coiffure.

Lorsqu’elle atteignit enfin l’étage des oiseaux, essoufflée et en sueur, elle remarqua une autre personne derrière une rangée de supports à volatiles. N’apercevant qu’une simple silhouette, elle ne savait pas s’il s’agissait d’un étudiant ou d’un enseignant, mais elle devait quand même lui parler, car elle ne savait pas comment différencier les oiseaux-avec-propriétaire de ceux-sans-propriétaire. De toute façon, à cette hauteur et dans se silence, si elle avait l’air d’une conne, ça resterait entre eux deux. Sans regarder dans la direction de l’inconnu, elle demanda tout bêtement à voix haute.

-Heu, Bonjour? Je suis une élève de première année, et… enfin mes parents n’étaient pas sorciers, alors je ne sais pas tellement comment sa fonctionne, se système de poste par voie aérienne… Vous pourriez m’indiquer quel oiseau sert à l’école et que je peux utiliser, s’il-vous-plait?

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MessageSujet: Re: Apprendre le monde de la magie, un hibou à la fois   Mar 03 Juin 2014, 09:38

[HJ : comme convenu par MP, je me permets de te répondre !!]

Je me souviendrai toujours de mon départ pour le Ruisseau, ma mère et ma soeur debout sur le quai, et moi assis dans le train qui allait m'amener vers une nouvelle année scolaire dans cette école qui m'était complètement inconnue. Je revois surtout le visage déconfit et ruisselant de petites perles de larmes de ma chère petite Eléonore. Je lui ai promis de lui écrire chaque jour, et rien ne pourra me faire rompre au rituel auquel je me tiens de puis mon arrivée. Comme elle peut me manquer !

J'écris une longue lettre tous les jours, sur un parchemin que je décore avec de petits dessins enchantés pour les rendre animés. Je le fais plutôt le soir, après la journée de cours, une fois l'étude obligatoire terminée. Je lui raconter ce qui m'est arrivé dans la journée, où les lieux que j'ai découvert. A chaque fois que je me plante devant la feuille dorée, j'ai peur de ne pas avoir assez de choses à lui raconter, mais il suffit que je commence à écrire pour que tout me vienne très naturellement.

Au bout du compte, je termine mes courriers assez vite et j'attends le lendemain, pour l'envoyer. Il est encore tôt ce matin quand je décide d'aller à volière. Il n'y a personne lorsque j'arrive au centre de la tour. Je n'ai pas de hibou moi-même, et Floyd n'est pas fait pour ce genre de tâche. J'appelle donc un des nombreux oiseaux de l'école, un de ceux qui me semble fiables et suffisamment rapides. Cette fois-ci, c'est une chouette effraie qui vient se poser sur le perchoir le temps pour moi de lui donner mon message. Je lui présente mon poing pour l'amener vers l'ouverture la plus proche, afin de la regarder prendre son envol.

C'est le moment que choisit une fille pour entrer dans la tour. Elle a l'air complètement essoufflée, et perdue. Je vois passer comme une lueur de soulagement quand elle finit par me voir. D'ailleurs, la rouquine me demande de l'aide.

"Salut..."

Je ne lui réponds pas tout de suite et la regarde me dévisager. Je tends mon bras dans la large fenêtre juste avant de dicter l'adresse de la maison à voix basse. Puis, un mouvement de mon poing vers le haut déploie les ailes de la créature qui s'envole. Je la suis quelques secondes du regard avant de me retourner, une fois que la chouette n'est plus qu'un point au bord de l'horizon.

Je pousse un long soupir de lassitude, ayant déjà hâte de recevoir la réponse de ma petite Eléonore. Je me dis que peut-être la jeune fille va penser qu'elle m'ennuie en me voyant de la sorte. Aussi j'essaie de sourire un peu.

"Quelle aventure quand on débarque ici, n'est ce pas ? Je vais te montrer comment faire... Tu n'auras pas toujours quelqu'un pour t'aider."

Je pointe du doigts les niches occupées ou non et commence à donner une explication aussi claire que possible.

"Pour repérer les oiseaux privés et ceux qui appartiennent à l'école c'est assez simple : les propriétaires appellent leurs oiseaux par leur nom, et il descendent tout simplement. Pour les autres, il suffit de leur montrer que tu veux envoyer un message. Moi je siffle, ça marche aussi..."

Je lui fais un clin d'oeil en mimant les gestes suivants et m'amuse à la taquiner. Ce n'est pas tous les jours que je peux me moquer d'une sorcière débutante.

"Vous savez faire ça chez les Moldus ?... Après, tu donnes ton message dans la patte, attachée ou non, mais la plupart des hiboux prennent les lettres dans leur bec. Et tu leur dis le nom et l'adresse de la personne qui doit recevoir ça."
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Elisabeth Charron
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MessageSujet: Re: Apprendre le monde de la magie, un hibou à la fois   Mar 03 Juin 2014, 21:32

Il y eu un long silence après que le garçon (car finalement, c’était un garçon, certainement plus vieux qu’elle et franchement trop beau, ce qui la troublait) l’eut salué, comme s’il se fichait bien des questions de la jeune fille. La trouvait-il énervante? La trouvait-il idiote? Est-ce qu’il était entrain de rire dans sa barbe, songeant à comment il raconterait cette anecdote à sa bande de copains?

Elisabeth en avait vu d’autres, des situations où elle se ridiculisait. Elle pensait que dans ce nouveau monde, dans cet environnement étranger, tout le monde oublierait la grassouillette aux cheveux de rouille et apprécierait sa valeur d’apprentie-sorcière. Mais là, elle doutait, sa confiance était un peu retombée, et elle se disait qu’une école, ça reste une école, et que des William James, il y en a partout, et souvent plusieurs, et qu’elle n’avait pas terminé son martyr. Soucieuse, elle commença à se dire qu’il vaudrait mieux se la jouer tête basse, comme à l’école primaire, et laisser passer les cinq prochaines années sans lever les yeux, parce que ça allait être pareil à…

Mais le garçon lui répondit, finalement, en lui faisant un beau sourire. Après tout, il n’était peut-être que dans la lune, ou alors il jouait le jeu pour mieux se moquer après, mais Elisabeth décida de l’écouter pour en apprendre un peu sur son nouveau monde au moins, avant de devoir se refermer dans sa bulle de rejet de la société. Il venait justement d’envoyer un message grâce à un hibou, alors il devait bien savoir de quoi il parlait.

La première phrase qu’il lui adressa la laissa un peu perplexe, un peu comme s’il se souciait de sa petite personne, ou qu’il se considérait dans la même situation qu’elle. Il utilisa de façon bien familière le «on», qui les unissait en tant qu’étudiant de la même école, et surtout en tant que rapatrié d’un univers lointain. Car si ce garçon n’était certainement pas un enfant né de parents non-sorciers, il ne venait pas du Québec. Enfaite, il était certain que, comme tous les autres étudiants de cette école, il avait été transféré. Pour quelles raisons? Probablement que face-de-rouille ne le saurait jamais, mais en tout cas, il avait tout un accent, et il ne venait de nulle part au Canada.

Il lui expliqua alors que c’était facile de trouver un hibou appartenant à l’école, car ceux possédant un propriétaire ne répondraient qu’à leur nom, et si celui-ci était prononcé par ledit maître de l’oiseau. Ainsi, si elle sifflait bêtement, l’un des hiboux de l’école, qui se sentait la forme, descendrait la voir et lui tendrait gentiment sa papatte pour qu’elle y accroche sa lettre. Il mima d’ailleurs toutes les actions qu’il énumérait, si bien qu’un petit hibou brun vint se poser devant lui. L’air qu’il se donnait était rieur, et Elisabeth se demandait s’il n’était pas entrain de se moquer d’elle à cause de son manque de connaissance sur des choses aussi banales (pour un sorcier) que d’envoyer une lettre par voie aérienne. Il lui demanda si les «moldus» savaient faire cela.

-Faire quoi? Siffler?

Elle siffla longuement pour montrer qu’elle n’était pas aussi idiote que ça, et alors, six gros hiboux rejoignirent le premier, en attendant de se faire donner du travail. Elle se sentit alors bien bête de les avoir appelés pour rien, parce qu’elle ne voulait surtout pas les déranger dans leur sommeil.

-Oh non qu’est-ce que j’ai fais? Comment je leur dis de retourner en haut parce que j’en veux qu’un seul? AH! Tu dois me trouver bête, tu peux bien allez rire de tout ça avec tous tes copains, je le mérite, et puis ce n’est pas comme si je n’étais pas habituée à me ridiculiser dès les premiers jours de classes. Et puis tant qu’à te paraître ignorante, c’est quoi un moldu? Je n’ai jamais entendu ce mot.

Pendant qu’elle parlait, elle fit machinalement ce que l’adolescent lui avait expliqué, rouler sa lettre pour sa mère et l’attacher à la patte d’un des six hiboux qui étaient descendus pour elle, ne sachant lequel choisir, elle prit le plus insistant (il était entrain de lui picorer la main) . Quand ce fut fait, le volatile grimpa sur son bras, ce qui surpris la gamine, la faisant pousser un petit hoquet de surprise, parce qu’il était plutôt lourd, celui-là. Se sentant plutôt idiote de parler à un oiseau, elle lui murmura l’adresse de sa mère, et le regarda sortir de la pièce.

-Tu ne crois pas qu’il va mourir avant d’arriver à Gatineau? C’est plutôt loin d’ici, quand même, chez moi… Enfin, tu ne m’as toujours pas dis ton nom. Moi, c’est Elisabeth.

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MessageSujet: Re: Apprendre le monde de la magie, un hibou à la fois   Ven 06 Juin 2014, 12:00


Mon précieux messager vient de s'envoler avec ma dernière lettre à Eléonore. Je le regarde longuement s'éloigner sans prêter attention à la jeune fille qui est montée après moi dans la tour. J'ai toujours le coeur un peu serré quand je pense à ma petite soeur, et il me faut encore plusieurs minutes de silence pour recouvrer tous mes esprits. Je finis par me retourner pour répondre à la jeune fille rousse qui a l'air un peu paniquée et essoufflée.

Ca se voit tellement qu'elle vient du monde extérieur que s'en est presque risible. Un sourire sur les lèvres, je ne peux pas m'empêcher de la taquiner. Malheureusement pour les volatiles de la tour, elle ne semble pas comprendre la plaisanterie et met mon conseil en application. Un long et fort sifflement sort de sa gorge, ce qui me fait sursauter. Et ce sont 6 chouettes et hiboux en tous genres qui fondent sur le promontoire, battant furieusement des ailes pour se frayer une place sur le perchoir. J'éclate de rire, c'est plus fort que moi.

"Et bien quel souffle ! Tu vas avoir besoin de tous ceux-là ?.. Hihihi !"

La voyant complètement paniquée, je prends l'initiative de charger un à un les hiboux qu'elle n'a pas choisi sur mon poing, et d'un mouvement vertical, je les renvoie vers leur nichoir. Pendant ce temps là, la fille attache son message à la patte d'un gros hibou qui la harcèle du bec, mécontent d'avoir été dérangé. Une autre de ses questions me fait sortir un nouvel éclat de rire.

"Ne t'en fais pas pour lui ! Je ne sais pas où est "Gatineau", je suppose que c'est l'endroit où tu vis, mais où que ce soit, il trouvera bien. Ils ont un instinct terrible, et sont très résistants. De plus, ils se fatiguent beaucoup moins que les autres oiseaux parce qu'ils se laissent porter par les courants."

Je l'aide à nouveau en l'accompagnant jusqu'à l'ouverture de décollage et lui montre comment donner l'impulsion au gros oiseau. Le rapace quitte le bras de la jeune fille et s'élève aussitôt dans le ciel. J'observe toujours le vol des hiboux avec fascination, et me trouvant bête à mon tour, je lui réponds poliment en tendant ma main vers elle pour me présenter comme il se doit.

"Il est fort, il arrivera vite chez toi... Je m'appelle Promethé. C'est ma première année dans ce pays, moi aussi je suis un peu dépaysé..."

Un courant d'air s'engouffre soudainement dans la tour, réveillant ça et là les oiseaux endormis qui se mettent à ululer et à se défroisser les plumes. Même la chevelure rousse d'Elizabeth se gonfle et s'envole autour d'elle comme une flamme. Tout cela fait un bruit monstrueux et je dois élever la voix pour continuer à me faire entendre.

" Si j'ai bien compris, c'est ton premier courrier par hibou c'est ça ? Et tu es d'origine moldue... Enfin... Ca veut dire que tes parents ne sont pas des sorciers... Ils ne vont pas avoir peur de voir débarquer le hibou chez toi ? En principe ils lancent les lettres par les cheminées, pour les maisons qui en ont... Sinon, ils se perchent près de la maison et attendent que le destinataire sorte..."
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Elisabeth Charron
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MessageSujet: Re: Apprendre le monde de la magie, un hibou à la fois   Mar 10 Juin 2014, 19:15

[Bon je sais que tu m’as dis qu’Elisabeth est trop jeune, mais elle va quand même être en pamoison devant toi, ok XD? Je vais être ta genre de groupie. ]

Le jeune adolescent se moqua encore un peu d’Elisabeth lorsque celle-ci se fit attaquer par une horde de volatiles excités d’envoyer son message, mais elle ne s’en offusqua pas et ne rougit pas, elle était habituée d’être très mal traitée dans son ancienne école, et d’être la risée de la classe, alors maintenant ça lui passait très loin au dessus de la tête. De peine et de misère, la rouquine tente d’attacher son message à la patte de l’oiseau qu’elle a choisi, alors qu’il se venge en tentant de la picorer comme si elle était un gros fruit bien mur.

*Grr, c’est pas parce que je ressemble à une clémentine que tu as le droit de me dévorer, lâche-moi un peu!* Pense-t-elle pendant que son «professeur de courrier magique» se débarrasse des autres volatiles indésirables. Elisabeth n’arrivait pas à bien cerner ce garçon, à comprendre ce qu’il pensait d’elle, car autant il riait de sa petite gueule de lionne qu’il lui rendait service, avec amabilité et patience.

Lorsque le hibou s’envola à l’extérieur de la tour, l’adolescent la rassura en lui expliquant que ces oiseaux étaient bien vigoureux, et qu’il pourrait bien se rendre à Gatineau, peu importe où cela se trouvait. Effectivement, il n’était donc pas Québécois, car il faut être bien bête pour ne pas connaître la Région de la Capitale Nationale, lorsqu’on habite au Québec. Il se présenta enfin, d’un nom qui ne sonnait certainement pas «de la région» , et il confirma les pensées de la gamine en lui disant que c’était sa première année dans ce Pays.

-Dans ce Pays? Tu n’es même pas Canadien? Wow… Mais d’où tu viens donc? Gatineau, en faite, c’est à côté de la ville d’Ottawa, qui est la capitale du Canada, c’est a environ 8 heures de voiture d’ici! Mais tu toi, tu envoie ton hibou dans un autre pays, je peux bien croire que le mien se rendra chez nous… débita-t-elle d’une voix surexcité d’apprendre de nouvelles choses, avec sa grande bouche pleine de métal et ses yeux tout grands ouverts d’étonnement. Ben disons que moi, pour compenser, je ne suis pas si différente de toi, même si je suis ringarde avec mes cheveux broussailleux couleur rouille et mon appareil dentaire, comme tout le monde me le fait si bien remarquer. Parce que, même si je suis dans mon Pays, j’ai carrément changé de Monde, cette année…

C’est à ce moment qu’entra une très forte brise dans la pièce, et Face-de-rouille fut vite aveuglée par son épouvantable tignasse de frisettes orange qui lui bloquaient la vue en l’étouffant. On aurait presque dit que sa crinière était insultée de s’être fait jugé par sa propriétaire et qu’elle essayait de se venger en l’asphyxiant. Au travers de cris affolés des oiseaux et de sa tentative désespérée de se libérer le visage pour ne pas être encore plus ridicule, Elisabeth tenta tant bien que de mal d’entendre ce que lui disait son ami. Une fois le vent cessé et sa dignité défroissée, elle entreprit de lui répondre.

-Oui, c’est la première fois que j’envoie du courrier volant… marmona-t-elle en mémorisant la définition du mot «moldu», qu’elle ignorait jusqu’alors. et mes parents ne sont pas des sorciers, non, mais ils savent déjà comment ça marche, ils n’auront pas peur, car j’avais reçu ma lettre du Ministère de l’Éducation Magique comme ça, par oiseau, et puis ce sont eux qui m’ont écrit avant que je le fasse, ils semblent s’y habituer plus rapidement que moi, et pourtant, c’est moi la sorcière. On a une cheminée, alors il ne devrait pas y avoir de problème.

Elle lui avait répondu sans vraiment y réfléchir, et c’est là qu’elle réalisa que la situation était plutôt anormale, dans son cas… Un beau, très beau, étudiant certainement plus âgé que lui, avec un sourire craquant et aussi gentil? Oh, il avait certes rit d’elle à quelques reprises déjà, mais il lui semblait maintenant que c’était presque poli, presque pour détendre l’atmosphère, et non méchamment. Enfaite, plus Elisabeth y pensait, plus elle se demandait si Promethé l’aimait bien, s’il pouvait être intéressé à une grassouillette ridicule de deux ans plus jeune que lui. C’était évidemment impossible, car jamais personne n’aimait Elisabeth Charron, pour qui le simple fait de se faire un seul ami tenait du miracle, encore plus s’il s’agissait de quelqu’un de populaire, de minions, ou pire, d’un garçon…

-Dis-moi, ça va peut-être te paraître bête… commença-t-elle en rougissant instantanément, alors que dans les dernières minutes elle avait été plutôt calme et enjouée, elle était désormais intimidée car elle admirait ce beau garçon qui était gentil avec elle, et avait peur d’être déçue. Pourquoi tu… Enfin… Dans ma dernière école, je n’avais pas d’amis, les gens préféraient se moquer de moi, surtout les plus vieux, comme toi, et les garçons, et on ne m’écoutait jamais parler, ni ne m’aidait, ni n’était bien aimable en ma présence. Alors, pourquoi tu as fais tout ca pour moi? Enfin, je sais, je te l’ai demandé, mais tu aurais pu partir et m’ignorer, ou alors me bousculer, comme les autres font, et rire de ma petite tête ébouriffée et de ma grosse bouche, plutôt que d’être sympa… Ce que je veux dire, c’est que je ne suis pas tellement habituée, à être bien traitée, alors j’espère juste que ça ne cachait pas de mauvaises intentions, car je t’avoue que ça ne me déplait pas, d’être vue comme une simple personne normale, et non comme la risée de l’école… Surtout venant… heu…

À ce moment-là, sa figure était plutôt tomate, ce qui lui donnait l’air d’un bol de fruit, accompagné de sa fourrure agrume, elle regardait par terre, ses beaux yeux violacés n’osant plus soutenir le regard océan de Promethé.

-Surtout venant… venant d’un… beau garçon comme toi…

*Pourquoi j’ai dis ça?* Se fâcha-t-elle bêtement, en pensant que le mieux à faire pour se sauver la face, était de partir en courant et ne plus jamais revenir. Voir même, de l’éviter pour les prochaines années, comme on évite la peste.

Mais elle resta plantée là…

C’est que, même si elle craignait que la réponse ne détruise ses illusions toutes nouvelles face au monde de la magie, qu’elle s’imaginait bien différent de celui d’où elle venait, même si elle ne voulait pas penser que sa vie ici serait identique à l’école primaire… Elle voulait quand même la réponse.

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MessageSujet: Re: Apprendre le monde de la magie, un hibou à la fois   

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